• Accueil

    Romans, articles, recits, partage d'expériences Africaines...
  • Accueil(extrait d'un livre à paraître)

    La folie des hommes

    Du temps des pharaons, on parlait des fléaux d’Egypte. A Bélino, l’arrivée massive d’intrus cupides et prêts à tout pour devenir riches ne pouvait qu’engendrer des fléaux similaires !

    Après l’arrivée de la première vague, des dizaines d’autres prospecteurs étaient venus, attirés par le mythe de la fortune rapide. Poussés par la main invisible de la mafia : les prospecteurs… les putains… les commerçants et les tenanciers de bar-restaurants n’arrêtaient pas d’affluer. En trois mois la population de Bélino était passée de 300 habitants à 4000.

    Les taudis construits à la hâte par ces nouveaux arrivés s’alignaient désormais sur plus d’un kilomètre de part et d’autre de la route. Ceux qui n’avaient pas eu la chance de trouver des cartons et des tôles pour se monter un abri, s’étaient installés dans la forêt où ils avaient construits des huttes. Bélino était devenu un énorme bidonville.

    La colline qui descendait de la forêt à la rivière avait été partagée entre les gens du nord et ceux du sud. Des groupes s’étaient constitués en carreaux et de larges saignées avaient été faites pour délimiter les zones de fouilles. L’exploitation de la mine se faisait à ciel ouvert et tous les déblais étaient transportés à la rivière pour y être tamisés. L’eau était devenue boueuse et polluée par les immondices qu’elle charriait. Le terroir qui était jadis couvert de parcelles de culture de maïs et de rizières dans les zones irrigables, ressemblait désormais à un champ de bataille…

    La forêt qui était la fierté du village et un lieu privilégié pour les échanges entre les villageois et leurs ancêtres, avait été massacrée. Il ne restait que les souches des arbres coupées à hauteur d’homme. Des feux entretenus en permanence pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage dégageaient une fumée acre qui envahissait la vallée et faisait tousser la population…

    En contre partie des effets négatifs de l’invasion, Mamy arrivait à acheter jusqu’à 500 000 F de saphirs par jour. Il avait dû modifier ses horaires pour pouvoir satisfaire toutes les pierres. Les nouveaux arrivés maîtrisaient la technique et les paysans avaient fait des progrès. Pour en acheter plus, Mamy avait ouvert le village à la fouille. Un filon avait été trouvé sous la place du village et de nombreuses maisons avaient été détruites par les prospecteurs. La casemate, le logement des gendarmes et magasin de Ratsi n’existaient encore que grâce à la présence des hommes de mains de la mafia qui n’hésitaient pas à tuer pour stopper les fouilles…

    Ratsi, qui avait une forte concurrence de la part des commerces installés le long de la route, ne s’occupait plus que de la gestion des fonds et des pierres. De temps à autres, il accordait des crédits aux prospecteurs. Ces derniers le traitaient d’usurier quand Mamy retenait les échéances dues sur le prix d’achat des pierres.

    Puis un jour une rumeur incroyable circula dans les bars ! Un saphir de 15 carats avait été trouvé par les paysans au bas de la falaise qui surplombait leur zone de fouille. Le filon devait être là, blotti sous la falaise. Pour les prospecteurs avertis, comme la falaise était constituée de roche, il fallait l’attaquer à l’explosif !... Mais avant il fallait faire dégager les paysans.

    Alors, les meneurs des nordistes et des sudistes se rencontrèrent pour bâtir une stratégie pour les faire partir Pour cela, ils brûleraient leurs maisons et tueraient leurs animaux. Alors ils n’auraient que la recherche des saphirs pour vivre. Comme ils en trouvaient peu, dans un mois ils partiraient affamés !

    Enfin pour les démoraliser davantage, ils allaient profiter de la fin de la saison sèche pour  mettre le feu à la forêt qui entourait leur colline. Ensuite ils incendieraient les paillotes qu’ils avaient construites au-dessus de leur puits pour se protéger du soleil. Enfin, ils jetteraient des éclats de bouteilles dans les puits pour qu’ils se blessent…

    Les nordistes avaient été désignés pour mettre le feu à la forêt et aux paillotes. Peu habitués au vent du sud et à la vitesse à laquelle se propageait le feu en saison sèche, ils provoquèrent un désastre écologique et la mort de nombreux prospecteurs. Le feu avait été allumé en pleine journée. Il prit des proportions inattendues, sauta la rivière et ravagea la forêt colonisée par les huttes. Ce fut un incendie violent, qui se régénérant à chaque hutte, causa beaucoup de morts chez les familles des intrus prises au piège.

    Lors de la mise à feu des maisons des paysans, de nombreuses personnes furent brûlées. Le feu se propagea à la savane voisine qui fut elle aussi anéantie avec tous les animaux domestiques qui s’y trouvaient. C’était la « fin du monde », due à la folie des hommes !

    Il ne restait plus un m² qui ne soit pas brûlé… Il ne restait plus un arbre vert… Il n’y avait ni perdants et ni gagnants dans les différents camps. Tout le monde était sinistré. Les paysans n’avaient plus de maison et les intrus de la forêt avaient eux aussi tout perdu. Eux, ils n’avaient même plus de quoi construire d’autres huttes !

    Les gens des bidons villes ne voulaient pas que d’autres personnes viennent s’installer. Le choléra sévissait et ils accusaient les gens des forêts d’avoir souillé l’eau de la rivière en y jetant leurs immondices.

    Les gens affamés avaient pris d’assaut les commerces. Ils avaient même attaqué le magasin de Ratsi pour y voler le coffre. L’ancien directeur du pénitencier qui s’opposait au vol du coffre, fut alors sauvagement assassiné. Mamy qui voulut s’interposer le fut à son tour.

    L’ampleur du feu, la présence du choléra et de nombreux brûlés provoqua l’intervention des autorités sanitaires et de la gendarmerie. Le bidonville fût rasé et seuls quelques bars, restaurants et boites à filles furent autorisés à demeurer sur place.

    Devant la destruction de leur petit empire, les hommes de la mafia filèrent et furent récupérés par avion.

    Le Gouvernement créa alors une concession. Il officialisa ainsi l’existence d’un gisement au lieu dit : « Ilakaka ». La concession fût attribuée à une entreprise minière thaïlandaise, qui posa des clôtures et exploita le gisement au moyen d’énormes pelleteuses.

    Tous les saphirs extraits furent exportés en Thaïlande par l’entreprise minière jusqu’au moment où le gouvernement estima que le pillage des ressources naturelles de Madagascar avait suffisamment duré.

    Alors, il vota une loi visant l’interdiction d’exporter les pierres brutes. Les thaïlandais contournèrent le problème en les taillant sur place avant de les exporter. Il y avait une loi, mais rien n’avait fondamentalement changé ! Les pelleteuses continuèrent d’arracher les saphirs de leurs écrins d’argile ou de sable !

    Pour les intrus et les villageois, la malédiction du saphir dont avaient souvent parlé Mamy, Ratsi et Pentecôte, s’était manifestée. Ils avaient payé cash !

    Les intrus repartirent d’où ils étaient venus et les paysans rejoignirent leur clan au village de Bélino2, fondé par le chef qui avait quitté les lieux quelques mois auparavant. Ce nouveau village n’était pas loin de Tsivory où était implanté un projet qui aidait les paysans sans terre à cultiver le riz. Du fait de leur détresse, ils adhérèrent à la philosophie du projet. Ils furent pris en charge et purent alors retrouver une existence normale et porteuse d’avenir.

    Pour eux le cauchemar de Bélino était fini, mais ils rêvaient encore du frisson provoqué par la découverte d’un saphir… Mais beaucoup de leur voisins et amis y avaient laissé leur vie, alors ils essayaient de ne plus penser à ces foutus cailloux brillants !

    http://data0.eklablog.com/patrick-de-la-hugottiere/mod_article1086273_1.jpg

    aucun commentaire
  • AccueilLA CHASSE AU LION !

     

    A la fin de l’année 1969, J’étais en poste au Tchad pour produire des légumes de contre saison pour l’exportation. C’était l’époque d’Hisséne Habré et la vie n’était pas commode dans ce pays, alors les populations étaient contentes de trouver des occasions de travailler un peu. Le maraîchage était pour eux une aubaine. Mais aussi pour d’autres, comme nous le verrons plus bas. Le gros de la production était constitué de melons, mais il y avait aussi de haricots verts. Dans le coin, il y avait des bambous qui nous permettaient de fabriquer des brise-vents. Bien irrigués, les bambous poussent comme des fous. C’était bien et mal à la fois, car ils procuraient un bon refuge pour les animaux sauvages ! Il y avait de babouins, des éléphants, de varans, de chacals, des hyènes et parfois de lions.

    Comme nous n’étions pas trop loin des berges du lac Tchad, toutes ces charmantes petites bêtes passaient au travers de nos champs pour aller se désaltérer au lac. Ils passaient deux fois par jour, une fois le matin à l’aube et l’autre fois le soir un peu avant le coucher du soleil. Comme en Afrique, il y a une absence totale d’agressivité entre les espèces au moment de la pause boisson… nous faisions alors partie de la faune et il m’est arrivé souvent de me retrouver entouré par des éléphants ou par des babouins sans que ces derniers aient le moindre regard pour moi. Ils avaient soif et rien d’autre ne comptait pour eux.

    Seulement il y avait un code. « Je te laisse tranquille et toi aussi quand je vais boire, mais au retour ne compte pas sur moi pour te faire des mamours ! Et surtout ne viens pas perturber mon repas, même si on se sert copieusement dans ton champ de melons, de tomates ou de haricots… ».

    Là, on ne peut plus être d’accord ! Parce qu’un troupeau d’éléphants dans un champ de melons, eh bien ça fait désordre ! Heureusement, qu’au Tchad, dans la région où nous étions, la savane était pauvre et les troupeaux d’éléphants peu nombreux. Moi, j’avais le mien et d’autres exploitants avaient le leur. Le mien était constitué d’un mâle et de deux femelles, dont une était suivie par un éléphanteau dégourdi et frondeur. Comme toujours, chaque fois que je me trouvais dans le champ quand ils arrivaient, c’étaient des jeux d’intimidation à n’en plus finir. Aussi bien de la part du mâle que de la femelle. Barrissements, trompes en l’air, jets de poussière, jeux d’oreilles tantôt devant en signe de colère, ou au contraire collées à la tête en signe de fuite. Bref tout cela pour rire, car l’appel de l’eau était plus fort que celui du conflit. Mais au retour, même si j’étais présent avec les ouvriers pour ramasser les melons mûrs, on devait se méfier des éléphants qui investissaient les champs et se mettaient à table devant notre nez. Rien n’y faisait, on avait beau leur jeter des melons hors calibres, ils ne bougeaient pas, sauf le petit qui essayait de nous en renvoyer quelques-uns avec sa trompe. Mais l’extrémité de cette dernière était trop petite pour qu’il puisse les attraper, alors il les poussait vers nous en signe de mécontentement en arrachant carrément les plants…. On m’avait prévenu que si on voulait exploiter dix hectares, il fallait en planter trente. Naturellement on n’accordait pas les mêmes soins aux hectares plantés en trop, mais il fallait les arroser quand même... On dit que l’éléphant voit mal, mais il ne faut pas le prendre pour un imbécile ! Si le champ qu’on lui réserve est sec et que celui qu’on exploite est vert, il y va direct et là, bonjour les dégâts ! Néanmoins, malgré la taille et le poids de nos squatteurs, le plus difficile pour nous était de distinguer un melon bouffé par un éléphant, d’un qui ne l’était pas !... soit le melon était écrasé lors des déplacements soit il était gobé comme un œuf mais sans véritable trace apparente. Seul le poids permettait aux cueilleurs de les éliminer de suite sans même les regarder. Bien que je fus toujours fortement agacé de voir les éléphants dans mon champs de melons, je n’ai jamais cessé d’être en admiration devant leur façon de procéder. Ils avançaient tout doucement, en dégageant les feuilles et quand ils en trouvaient un beau, ils posaient délicatement le pied dessus de sorte à le fendiller sans l’écraser et le gobait avec leur trompe en faisant un bruit de pompe aspirante… Alors là il y avait deux issues : soit la boule vide passait entre les quatre pattes et ressortait saine et sauve, soit elle était écrasée. Mais cela n’était pas le fait d’une volonté de nuire. Bref c’était tordant, mais très déprimant…. C’est de tous nos voleurs ceux que j’admirais le plus. Les singes eux, cassaient tout et arrachaient les plants. Les carnivores eux, passaient toujours à la même place et mieux valait ne pas trop s’approcher de leur sentier !...

    Puis un beau matin, vers 5 heures, au moment où j’attendais les ouvriers pour aller aux champs, je ne vis venir personne. D’habitude j’embauchais tous les jours entre 40 et 60 ouvriers. J’ai attendu 6 h 30 et suis parti en voiture au village pour voir ce qui se passait. Sur la piste généralement encombrée de charrettes et de femmes allant au marché, il n’y avait personne… Alors je commençais à trouver cela bizarre ! Cela faisait six mois que j’étais là et je n’avais jamais vu ça. Même le dimanche jour de repos il y avait du monde partout. Quand je suis arrivé au village, j’ai vu mes ouvriers me faire des signes de l’intérieur de leur concession. Ils avaient la tête qui dépassait des nattes d’enceinte, mais ne sortaient pas. Je vins en voiture à leur hauteur et ils me dirent : « Attention patron ! Il y a le lion… il est venu cette nuit tuer une chèvre et le gardien lui a tiré dessus avec son vieux fusil. Le lion est blessé et quand le lion est blessé, il tue les hommes. Il faut le tuer avant ! Tu as la voiture, va chercher Charles, lui il connaît la chasse… Il va tuer le lion. » Le Charles en question, c’était le prêtre blanc du village, marié six enfants et chasseur devant l’éternel. Il n’avait pas d’autre moyen de nourrir sa propre famille. Il avait la réputation de tuer les buffles au colt 45. Il faut avoir à la fois un grain de folie et un sacré courage ! Je demandais avant de partir où était le lion ? « Dans les bambous, me dit un enfant, on l’a vu entrer avec la chèvre. » Ok dis-je, et je suis parti chercher Charles. « Il est à l’église, m’avait dit sa femme, on va à Ndjamena tout à l’heure, alors dépêche-toi de lui parler ». Je trouvais Charles dans son jardin de curé et je lui ai raconté mon histoire. Il me répondit : « Ça c’est dangereux ! Il faut le descendre sinon il va y avoir des morts. Rien n’est plus dangereux qu’un lion blessé. Je vais chercher mon fusil et toi tu prendras mon colt.  Va au village, il me faut Sadiou. C’est un bon pisteur et dés que tu l’as, viens me chercher ! ». J’étais excité, mais quand même inquiet. Il voulait que je vienne avec lui et avec son colt. J’avais déjà tiré avec ce genre d’engin mais sur une cible en papier !

    Sadiou était déjà prêt quand je suis arrivé au village. Il savait que Charles l’appellerait. Il était enduit de la tête aux pieds de bouse de vache et d’autre chose qui puait atrocement. Il avait un fusil à pierre avec un canon de deux mètres et une bourse pleine de cendre. Une fois Charles à bord avec Sadiou, ma deux cv sentait le fumier, car Charles aussi s’était enduit d’horreur ! Il avait même un sac de bouse pour moi. Il m’a dit : « Plus tu pues, moins le lion te sent. S’il te détecte, tu as dix secondes pour l’allumer. Un lion, ça fait des bonds énormes et il parcourt 50 mètres en 2 secondes ! ». Je n’ai jamais su si c’était, vrai mais je l’ai cru sur parole…

    Arrivés à 200 mètres des bambous Charles défit la toile de ma 2 cv pour que Sadiou puisse se mettre debout et voir d’où venait le vent au moyen de sa cendre. « Pas de vent » dit-il. Merde répondit Charles, on y va mais doucement. Tu ne crois pas qu’il vaut mieux attendre ? Lui dis-je. Non, me répondit il,  on doit aller en ville et ma femme m’a donné deux heures…. Sadiou dit alors : tu sais Charles, si tu le loupes il te bouffe et nous avec ! Il doit nous entendre et il sait ou nous sommes. Tu vas voir, quand on aura fait 50 mètres il va gueuler…  cela voudra dire qu’il est prêt et que nous, on ne sait pas où il est. Charles répondit en montrant son 375 magnum c’est vrai Sadiou, mais avec ça, il ne fera pas dix mètres…  Bon on y va ! On descendit de voiture, Charles avait son colt à la ceinture et il me le tendit en disant : « Il est armé et chargé, alors fais gaffe. Si tu tires avec, attends que le lion soit à cinq mètres de toi, sinon ce n’est pas efficace… » Je n’avais plus envie d’y aller mais l’orgueil m’y a poussé. On n’avait pas fait dix mètres que l’atmosphère se remplit soudain d’un rugissement, à vous faire rentrer dans le sol ! Jamais je n’ai réentendu cela de ma vie. Charles dit alors, « il n’est pas vieux, alors attention ! Il doit être à droite de nous et pas loin du bord, sinon il ne nous aurait pas vus. Toi tu reste-là, me dit-il, surveille l’endroit d’où est parti le rugissement, moi et Sadiou on va à gauche, de sorte à pouvoir le contourner. Si on l’a, je te donne deux griffes… Ok ? » Ok, lui dis-je et j’entendis Sadiou rigoler.

    La partie de chasse dura 30 secondes ! Le lion sortit des bambous et fonça sur moi, le corps allongé par sa course rapide et saccadée. Je n’ai même pas eu le temps de bouger qu’il était à dix mètres de moi… Puis je l’ai vu basculer et tomber par terre. Je n’avais même pas entendu le coup de feu ! Charles me cria : « Recule ! Il peut encore sauter. C’est une boule de nerf cet animal… » Je partis me réfugier dans ma voiture, quand je vis le lion se redresser et bondir en direction de Sadiou qui s’était rapproché. Charles tira une seconde fois et le lion poussa un cri et s’affala. « Il est mort ce coup-ci, dit Charles. Pourquoi tu n’as pas tiré avec ta canne à pêche ? » Moi ? répondit Sadiou étonné, non ! Je comptais sur toi. Tu es trop fort Charles, moi je suis un pisteur, pas un chasseur comme toi. En tout cas, bravo lui dis-je, j’ai eu la trouille ! « Tout le monde a la trouille dit Charles,  deux cents kilos lancé à 60 km heures, ça impressionne !... Bon Sadiou ! tu donnes deux griffes au jeune homme et tu me gardes la queue, le reste est pour toi. Allez viens ! me dit-il, on rentre. Il faut que je parte. Ma femme m’attend. » Sacré curé pensais-je, en le laissant devant sa porte.

    Ce fut ma première et dernière chasse au lion. J’en ai vu depuis des dizaines, mais en voiture et avec un appareil photo à la main ! C‘est vraiment une machine de guerre, pauvres antilopes…


    aucun commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique